mercredi 25 avril 2018

La Fille qui rêve d'avoir la jambe pin-up !




  
La fille qui rêve
d’avoir la jambe pin-up !







Copyright © Édition originale juin 2018
Lhattie HANIEL, tous droits réservés
Édition brochée juin 2018
Independently published
Illustration de couverture : Lhattie HANIEL
Images de couverture : Freepng/Lhattie HANIEL
ASIN : B07DVR7P8S
ISBN : 9781980994343






1







Dépitée, je me saisis de mon iPhone et j’ouvre mon application Note. Le cœur en berne et avec une motivation qui ne dépasse pas le haut de mes socquettes, me voici à me créer une nouvelle To do list :



1 :   Arrêter de pister le Facebook de Leo.

2 :   Arrêter de flasher sur le voisin du rez-de-chaussée, il n’est pas pour moi !

3 :   Arrêter de flasher également sur le voisin du 3e étage…

4 :   Essayer de garder un homme plus d’une semaine dans ma vie.

5 :   Chercher d’autres solutions pour éviter les mains baladeuses de mon Boss.

6 :   Ne pas oublier de dire une fois par semaine à ma mère que je l’aime même si elle m’exaspère avec ses textos.

7 :   Arrêter de pister le Facebook de Leo. Je sais, je l’ai noté deux fois, mais j’ai absolument besoin de m’en convaincre.

8 :   Essayer de se faire du bien au moins deux fois par semaine (mais une fois, ce serait déjà bien, hein !)

9 :   Arrêter de croire que le-baiser-jambe-pin-up existe !

10 : Trouver l’homme de ma vie et le garder !



J’aurais pu écrire cette liste sur le blog que je tiens depuis trois semaines, mais je ne le préfère pas. J’ai peur que l’unique abonnée arrête de me suivre et que je me retrouve à publier un texte qui ressemble à une femme aux abois. En revanche, j’ai parlé de mon point n°9 sur mon blog, car après tout, je suis certaine que des femmes se trouvent dans le même cas désespéré que moi !

En repensant à ce dernier point publié hâtivement sur mon blog, je me dis qu’il n’y a plus rien à tirer de ma personne… Je suis aux abois, en pleine crise existentielle !



J’avais dix ans lorsque j’ai vu pour la première fois le film Princesse malgré elle avec Anne Hathaway. C’était la première fois également que j’entendais parler du baiser-super-spécial-qui-donne-la-jambe-pin-up ! Mais, à cet âge, je n’étais absolument pas préparée de l’effet que cela aurait sur moi.

Avec du recul, je peux dire sans erreur que ce film aurait dû avoir un avertissement du genre : « certaines scènes de ce film peuvent perturber pour très longtemps la sensibilité de votre fille ! »

C’est véritablement ce que la bande-annonce aurait dû laisser paraître car, depuis, je rêve de ressentir ma jambe se relever toute seule lorsqu’un homme m’embrasse… J’ai beau avoir 25 ans, je ne désespère pas de trouver cet homme. Et comme ma mère me le dit souvent : « l’espoir fait vivre… »



Voilà, maintenant que j’ai écrit ce qu’il me reste à accomplir pour les trois prochaines semaines (oui, je sais, je suis prévoyante, mais seulement à court terme), je vais pouvoir souffler un peu. D’autant plus que ma colocataire, Clothilde, qui est aussi mon amie de bac à sable, mais surtout ma meilleure amie, m’agace au plus haut point. Je l’adore, c’est certain ! Mais ce qui m’insupporte chez elle, c’est sa perfection.

Elle a le petit ami parfait !

Le boulot parfait !

La mère parfaite !

La voiture parfaite !

Le physique parfait !

Enfin, vous l’aurez compris, elle a une vie parfaite !

Alors que la mienne en est bien éloignée ! Mes fréquentations qui se comptent sur les doigts d’une main n’ont jamais dépassé sept jours, car j’attire les mauvais garçons. En plus, j’accumule les petits boulots sans grand intérêt alors que je suis diplômée en marketing. Et que dire concernant ma mère qui me fatigue à m’appeler trois fois par jour, en plus des quinze textos qu’elle m’envoie pour me demander toujours la même chose : est-ce que tout va bien ? De plus, je roule en Vélib’, car je n’ai pas les moyens de m’offrir une voiture comme mon amie. Quant à mon physique… eh bien, comme cette lecture n’est pas interdite aux moins de seize ans, je préfère taire cette partie !



Allongée sur mon lit, je pense à Leo. Leo qui m’a larguée il y a déjà trois semaines ! Leo que j’appréciais assez pour accepter de coucher avec lui. Il aurait été le premier. Oui, c’est pathétique ! J’ai vingt-cinq ans et je ne couche pas. J’accepte quelques caresses si le garçon sait embrasser. Mais je ne peux me perdre en couchant dès le premier soir. Ni au bout d’une semaine d’ailleurs ! Je ne peux absolument pas l’envisager. Pour moi, celui qui me donnera une petite mort sera l’homme de ma vie. OK ! Je ne l’ai pas encore trouvé, mais je ne désespère pas même si je pensais sincèrement que Leo aurait pu être cet homme. Seulement lorsque je lui ai fait comprendre que je ne coucherais pas tout de suite avec lui, il l’a vraiment mal pris. Le goujat m’a larguée par texto le soir même ! J’ai beau être vexée, je ne peux m’empêcher d’aller sur son Facebook pour voir ce qu’il fait. Surtout depuis que j’ai vu qu’il m’a remplacée dès le lendemain soir avec une sublime brune aux longues jambes et à la poitrine ronde qui se pavanait à ses côtés sur un rythme endiablé. Je suis certaine qu’elle porte un push-up ou des prothèses pour avoir un tel volume alors qu’elle est si mince ! Mais cela n’a pas l’air d’incommoder Leo. Bien au contraire, il semble ravi sur les nombreuses photos et petites vidéos qu’il poste avec sa Bimbo !

Clothilde a beau me dire que je dois passer à autre chose, je ne peux m’y résigner.



Je m’installe confortablement à moitié assise dans mon lit et arrange ma couette avant d’ouvrir mon Mac. Je vais directement sur les notifications de Facebook. Je recherche Leo qui est toujours enregistré dans mes amis. Je vois toute sa vie qu’il publie sans gêne. En trois semaines, j’ai l’impression qu’il a fait plus de mille photos avec cette fille. Je reçois, par jour, au moins dix notifications de sa part. Alors que moi, je n’ai rien posté depuis… À vrai dire, je ne suis pas une dingue des réseaux sociaux et je trouve que de se faire des amis virtuels n’a rien de bien passionnant, dixit la fille qui passe un temps fou à lire tous les posts qui arrivent sur son fil.

Au bout de trois quarts d’heure de réseaux sociaux, le résultat est affligeant : je suis énervée et dégoûtée d’avoir visionné toutes les photos que Leo a publiées ! Tant que je préfère refermer mon PC. Je me saisis de mon iPhone et j’ouvre mon application contenant toutes mes notes. Je relis la dernière enregistrée, il y a tout juste une heure. J’ai beau la relire et la lire de nouveau, hormis le point 8, je ne vois pas ce que je peux faire ce soir. Je me tente à faire quelque chose de mon corps, mais je suis trop tendue et les images de Cindy (c’est ainsi que se prénomme la nouvelle copine de Leo) me font me sentir si mal à l’aise que je n’ai aucune sensation de plaisir. Agacée d’être ainsi trahie par mon propre corps, j’attrape le livre sur ma table de chevet et je préfère encore m’enfermer dans une comédie romantique, certainement la seule chose qui me fait m’évader de ma vie insipide depuis un bon moment…



Au petit matin, je me prépare rapidement pour me rendre à mon travail. Clothilde qui se trouve toujours prête avant moi a déjà quitté notre petit F2. Moi, je suis toujours en retard. Mais il paraît que ce sont les créatifs qui agissent toujours ainsi. Ou bien, peut-être est-ce parce que l’envie de me rendre à mon bureau ne me fait pas planer non plus. J’ai beau avoir un BTS marketing, je n’ai pas trouvé de job dans ma branche et ce n’est pas faute d’avoir eu un nombre incroyable de rendez-vous :

Vous êtes trop jeune ; pas assez d’expérience ; vous habitez trop loin ; vous êtes arrivée en retard à notre rendez-­vous ; vous vous habillez toujours ainsi ? ; je suis à la recherche d’une carriériste et vous ne semblez pas en être une…

bref ! Certainement que mes tenues, peu glamours, y sont également pour beaucoup… Aussi, je me retrouve à bosser dans une petite société comme assistante personnelle d’un homme qui pense que je vais certainement finir par accepter ses avances. Ses mains baladeuses me répugnent, même si je suis devenue la Wonder Woman de l’esquive. Je suis passée maître dans le déplacement rapide sur très courte distance pour les éviter. Ce qui me donne une drôle d’allure, j’en conviens. Et cela fait bien rire mes autres collègues qui me trouvent divertissante, mais j’avoue ne plus trouver cela comique. Il me fait même peur, ce vieux pervers. Ça fait déjà trois mois que je tiens le coup, mais je recherche activement un autre job. Enfin, presque, si je ne passais pas autant de temps sur les réseaux sociaux en rentrant chez moi le soir…

Une fois ma journée terminée, je loue de nouveau un Vélib’ pour rentrer chez moi. Puis, je le dépose comme tous les soirs de la semaine à la station placée à cinquante mètres de ma rue, puis je m’arrête sur le chemin au coin d’une avenue où se trouve une petite épicerie tenue par un couple de Pakistanais. Je leur achète des fruits et quelques légumes, que Clothilde nous transformera en un délicieux repas. Au passage, je fais un arrêt devant la boulangerie. Je regarde au travers de la vitrine les délicieuses pâtisseries et renonce, en voyant mon reflet, à entrer pour en acheter quelques-unes. Je poursuis mon chemin jusqu’à l’immense entrée de mon domicile — lieu classé aux Monuments Historiques — et m’engage dans le vieux hall, les bras chargés de courses, pour rejoindre les escaliers et monter jusqu’au premier étage où je loge avec ma meilleure amie.

— Bonjour ! Vous avez besoin d’un coup de main ? me demande une voix rauque qui me donne aussitôt l’impression d’être la plus belle femme au monde.

Il s’agit de mon voisin du rez-de-chaussée. Il est très serviable en plus d’être méchamment beau. C’est un mélange de Tony Stark et Thor. Il doit avoir un peu plus de trente-cinq ans, mais ce mec est un appel à l’amour. J’ai déjà eu l’occasion de l’apercevoir en bas de survêtement sans T-shirt et, croyez-moi, on dirait du Photoshop ! Il a le corps parfaitement dessiné. Je ne sais pas s’il fait de la musculation, mais, moi qui ne pratique aucun sport, je serai bien capable de m’inscrire dans un club de sport rien que pour le voir soulever de la fonte.

Devant sa proposition que je m’empresse d’accepter, je ne peux m’empêcher de déambuler avec plus de sensualité. Je sens toutefois que je dois sourire bêtement. Mais il s’approche de moi et ôte de mes bras mes deux sacs en papier bien remplis. Je continue de le fixer en montant à ses côtés les escaliers en marbre et je ne peux m’empêcher de laisser ses bras frôler les miens. Ce qui me vaut de rater une marche. Je me récupère au mieux et fais comme si de rien n’était.

— Tout va bien ? dit-il d’une tonalité presque intime.

Ces trois petits mots sont dits avec une voix si masculine que cela pourrait me donner un orgasme s’il continue de me parler ainsi. Je le regarde brièvement en rougissant et il répond à mon sourire naïf avec un sourire franc. On arrive sur mon palier et il me laisse le temps d’ouvrir ma porte d’entrée avant de me tendre mes sacs.

— Passez une bonne soirée, me souhaite-t-il avec une expression agréable sur le visage.

— Merci pour les courses, réponds-je, et bonne soirée à vous également ! ajouté-je d’une voix haut perchée.

Je claque ma porte avec un pied et m’affale le dos sur celle-ci. Je lâche un long soupir d’émotions en faisant passer en boucle dans ma tête sa voix si masculine. Je finis par me remettre de mon trouble surtout lorsque l’un de mes sacs se déchire et que tous mes légumes décident de prendre vie sur le sol. Je les ramasse en riant toute seule et les dépose sur le passe-plat en songeant qu’heureusement ce n’était pas l’autre sac qui s’était déchiré sinon j’étais bonne pour ramasser les morceaux de verre de mes deux bouteilles de smoothie.

Décidément, cet homme me fait vraiment de l’effet, mais je sais qu’il ne se passera jamais rien entre lui et moi. Il est 100% gay ! Mais, punaise, je ne peux m’empêcher de me dire qu’il est beau ! Je range mes courses, prépare la table et je n’ai plus qu’à attendre l’arrivée de Clothilde qui ne devrait plus tarder.

Comme chaque soir que nous passons ensemble, je vais l’écouter narrer sa journée agréable tout en l’aidant à faire la cuisine. Au moins, grâce à ma belle rencontre avec le beau gosse du rez-de-chaussée, j’aurai moi aussi quelques belles images dans la tête avant de m’endormir !








2






Encore un samedi soir où je vais faire tache aux côtés de mes collègues de travail qui ont tous l’air d’avoir une vie formidable, à les entendre parler. Je me demande encore ce qui m’a pris d’accepter de me rendre à cette soirée. Un restaurant où l’on peut en même temps que dîner apprendre à danser des danses exotiques.

Rien que ça !

Heureusement que mon affreux patron a décidé de faire une petite virée soi-disant familiale et se trouve normalement dans le sud de la France. Je n’aurais ainsi pas à m’inquiéter de ses mains baladeuses qui cherchent toujours à me tripoter les fesses ou les seins. Sa maîtresse du moment devrait assez le satisfaire pour qu’il me laisse tranquille dès lundi matin. Enfin, je l’espère…

Moins inquiète qu’il n’y paraît, j’ai beau réfléchir à ce que je vais porter, mais rien ne me vient en tête. Qui plus est, Clothilde ne sera pas là pour m’aider à choisir mes vêtements comme elle le fait habituellement car, ce soir, elle dîne avec son amoureux. Je sais ! Je suis un cas désespéré, car à mon âge, je suis nulle pour m’apprêter comme il convient. Je ne trouve jamais du premier coup ce qui pourrait m’aller comme un gant. Enfin, je parle ici plutôt d’un gant de toilette… De toute façon, je n’ai pas l’intention de sortir avec un nouvel homme alors mon choix devrait être simple. Au bout d’une heure, je me décide sur une tenue plutôt pratique si je dois me mettre à danser : jean, ballerines et T-shirt col princesse. J’adore ces hauts qui mettent en valeur ma taille et mon décolleté sans que j’aie l’impression que ma poitrine cherche à s’en extirper comme dans ces hauts qui me montent jusqu’au cou et qui donnent l’impression que mes seins hurlent : on étouffe, on est trop écrasé ! À l’aide, y’a quelqu’un ! C’est presque : il faut sauver les soldats Ryan & Ryan !

Mais j’évite de m’habiller justement ainsi au travail à cause de mon patron qui me dégoûte et qui ne rate jamais l’occasion de lorgner mon décolleté avec son regard libidineux.

J’opte également pour une coiffure plutôt rapide. Ce sera donc une queue de cheval ! Je me regarde dans ma glace et à moitié satisfaite de mon reflet, je me dis que cette petite touche féminine dans cette tenue n’est pas pour me déplaire. Pourtant, si mon haut me plaît, mon bas laisse à désirer. De toute façon, il est si rare que j’apprécie ma silhouette que ce ne sera pas ce soir que je vais commencer à penser le contraire. D’autant que je vais devoir passer toute la soirée à souffrir dans cet ensemble de sous-vêtements qui sont censés masquer mes rondeurs ! Pourtant, en admirant le résultat de ma silhouette dans ma glace sur pied, j’ai plutôt l’impression que c’en créer là où il n’y en avait pas ! Mais il est trop tard pour que je me change. Je suis déjà en retard pour me rendre au restaurant et le Uber que j’ai commandé m’a déjà sonnée deux fois. Tant pis pour les sous-vêtements glamour ! De toute manière, je ne compte pas rentrer, accompagnée. C’est ma devise…



J’arrive une vingtaine de minutes plus tard au restaurant le Casa Del Sol. L’entrée m’est sympathique et l’accueil du personnel me met tout de suite à l’aise. L’ambiance est toutefois quelque peu olé olé ! Je retrouve plusieurs de mes collègues déjà installés à de petites tables qui entourent la piste de danse, en attendant que tout le monde soit là pour monter dîner à l’étage. Je me dirige directement vers ceux qui ont ma préférence.

— Salut ! dis-je à ma petite assemblée.

— Salut, la belle ! s’exclame Franck en m’attrapant par la taille.

Je le taquine d’un petit geste de la main pour son compliment et il m’embrasse affectueusement. J’apprécie énormément Franck qui me sort toujours des coups foireux de mon patron. J’embrasse également Sophie et Caroline ainsi que le bel Adam qui ne se trouve jamais bien loin de moi au travail. Pour les autres, un simple salut général me paraît suffisant puisque nous n’avons pas plus d’affinités habituellement. Je prends place à leurs côtés et nous entamons une discussion qui semble plus légère qu’elle n’y paraît. Certainement, parce qu’ils ont tous déjà bu un verre de caïpirinha. Alors qu’une tension sous-jacente se fait ressentir, je regarde Franck et je me demande quand il osera se déclarer auprès de Sophie. Il est si timide que j’en ai mal pour lui. Et en voyant Sophie lui jeter quelques œillades plus ou moins discrètes, je ne serais pas étonnée d’apprendre qu’elle en pince finalement pour lui !

J’accepte le verre que l’on me propose bien que je ne boive généralement pas d’alcool. Seulement quelques verres de mojito avec Clothilde lorsque je suis un peu déprimée. Mais mon amie de toujours sait que je ne tiens pas l’alcool. Elle rajoute toujours plus de jus de citron que de rhum… Mais ce verre, humm…, est très très bon ! Je l’avale presque d’une traite ! Adam me regarde en souriant. Je l’imite et le serveur pose aussitôt un second verre devant moi. Je lui souris à lui aussi tout en me sentant légère.

— Houlala ! Doucement, Meredith, sinon tu ne vas pas finir la soirée ! s’exclame Adam en arrêtant mon geste tandis que je m’apprêtais à boire ce second et délicieux verre.

— C’est traître ! m’indique Sophie en me montrant d’un petit geste de la tête, deux autres collègues un tantinet déjà pompettes.

J’accepte de ne pas boire tout de suite ce second verre en me disant toutefois qu’il me faut la recette de ce cocktail ! C’est une tuerie !



Un cours de danse débute et mes amis m’enjoignent à me rendre avec eux sur la piste. J’accepte assez rapidement, je dois dire, et c’est sûrement à cause de cet alcool qui ne m’avait pas semblé en être à première vue. Je me sens bien, assez pour suivre les pas du prof de danses latines qui nous a rejoints. Je ne le trouve pas très beau, mais il sourit naturellement. Je me prête à son charme et finis par danser avec lui. Après une vingtaine de minutes, mes collègues et moi retournons à notre petite table et j’ai si soif que j’avale de nouveau d’une traite mon verre.

Aoutch ! Je me sens hy-per bien…

Nous montons aussitôt à l’étage et le dîner débute. C’est alors que j’ai la désagréable surprise de voir arriver mon boss.

— Qu’est-ce qu’il fait là ? demandé-je.

— M. Bittoni est rentré plus tôt de son voyage familial ! me lance avec un air de suffisance la prétentieuse Anne-Laure, la pétasse numéro deux du bureau. Celle qui détient la palme étant Anne-Marie.

Je déteste ces deux femmes ! On a l’impression qu’elles se sont acheté un bâton et qu’elles se le sont fourré… Enfin, vous voyez ce que je veux dire.

Je bouillonne tellement que je ne peux m’empêcher de grommeler :

— Familial ! Plutôt de sa virée plan hum ! Hum !

Seuls Franck et Adam m’entendent et me lancent un regard mutin. Mais je n’arrive pas à leur sourire à mon tour. Je suis inquiète et je vois que les deux Anne s’en régalent.

— Dois-je te rappeler, Meredith, que c’est M. Bittoni qui nous a tous invités à cette soirée d’entreprise, ajoute Anne-Laure à qui j’aurais bien envie de lui faire ravaler son faciès de grue !

Pauvre oiseau ! Il ne mérite pourtant pas la comparaison ! Mais je n’ai ni le temps de jouer les Greenpeace avec ce volatile et encore moins de répondre à cette remarque désobligeante d’Anne-Laure, car mon boss se fait installer juste à mes côtés comme par hasard. Malgré le fait que j’ai la tête qui tourne et que mes idées ne soient plus très claires, il est hors de question de me laisser tripoter par cet homme.

— Me…re…dith ! s’exclame-t-il d’une intonation trainante. Quel plaisir de vous sentir si…proche ! ajoute-t-il d’un murmure en posant sa main sur ma cuisse.

Évidemment, personne ne peut la voir puisque celle-ci se trouve sous la table. Je la lui attrape néanmoins avec virulence pour la dégager de ma cuisse dont il était déjà en train de tâter les chairs. J’ai presque l’envie de rendre tant il m’écœure. Heureusement qu’un serveur nous apporte les menus. Comme il est obligé de se servir de ses deux mains, je devrais être tranquille quelques minutes.

La musique n’a pas cessé depuis que nous sommes montés et je me dis que ce rythme quelque peu endiablé doit stimuler mon boss. Je passe toute la durée du repas à repousser ses mains et ses pieds qu’il essaye d’enrouler d’une quelconque et bizarre façon autour de mes pieds. Je regrette de n’avoir pas mis de talons. Un bon coup sur les orteils lui calmerait peut-être ses ardeurs.

Je converse peu à table, car je n’ai pas trop envie de parler devant mon boss. J’estime qu’il n’a pas besoin de connaître ma vie privée. Mais c’est sans compter sur Anne-Marie, celle qui tient la palme de la connerie, rappelez-vous, qui me balance à l’autre bout de la table :

— Alors, Meredith, il paraît que vous êtes encore célibataire !

Vas-y ! Insiste sur le mot encore, conasse ! me dis-je en silence en serrant les dents.

Je ne me sens pas trop l’envie de lui répondre, surtout, devant eux tous qui ont pratiquement cessé de manger, comme un arrêt sur image, attendant certainement une réplique de ma part que je ne trouve pas. Je préfère leur présenter un petit sourire forcé en songeant que la moitié de ces personnes attablées sont des abrutis. Mais je suis loin de m’en sortir avec seulement cette petite grimace.

— Humm, mais c’est bon ça ! me souffle à l’oreille mon patron en glissant sa main entre mes cuisses.

Je recule aussitôt ma chaise en me relevant brusquement.

— Je vais prendre un cours de danse ! lâché-je sottement tant je veux fuir cet homme.

Sans attendre une réponse de qui que ce soit, je descends rapidement les escaliers pour me retrouver au niveau de la piste de danse. C’est alors que je vois plusieurs de mes collègues me suivre ainsi que mon horrible et vicieux patron, qui n’a pas encore compris que je ne coucherai jamais avec lui !

Il me faut trouver une échappatoire. C’est alors qu’un miracle se produit. Je reconnais Leo, mon ex-copain que j’ai fini par détester, mais pas assez pour l’ignorer face à mon boss. Je ne me pose pas la question de ce qu’il fiche ici, et je le rejoins sur la piste de danse sans prendre la peine de répondre à certains de mes collègues qui me collent, soudainement au train, comme de la glu. Ils songent sans doute que je vais être la prochaine maîtresse du patron et me cirent déjà les pompes.

— Leo ! l’interpellé-je.

Il s’arrête de danser et écarquille les yeux surpris de me voir également ici.

— Meredith ? Mais qu’est-ce que tu fais là ? me demande-t-il en m’attrapant par la taille.

Si je survis à cette soirée, je promets de barrer sur ma liste le point sur Leo, me dis-je en croisant les doigts dans mon dos…

— Je suis avec des collègues pour une soirée boulot, dis-je en m’accrochant à lui comme une moule à son rocher. Alors, tu vois, je suis ici pour… apprendre à danser !

— Mets-toi ici, si tu veux bien ! me dit-il.

C’est alors que je comprends que Leo, qui se nomme véritablement Leonardo comme vient de le scander au micro le DJ, est le deuxième prof de danses latines du restaurant. C’est vrai qu’en sortant seulement quelques jours avec lui, je n’ai pas eu le temps d’apprendre grand-chose de sa vie. Pourtant, son accent aurait dû me mettre la puce à l’oreille. Toutefois, je comprends pourquoi il publie autant sur son Facebook. Il rencontre de nouvelles femmes fréquemment et en change certainement tous les week-ends. Sauf pour Cindy qui est encore avec lui. Je l’ai vue ce soir sur Facebook pendant que mon Uber m’emmenait ici. J’évite de me poser la question « Pourquoi est-il sorti avec moi ? » et je préfère suivre son cours, qui m’éloigne un tant soit peu de mon boss. Mais M. Bittoni n’est pas un homme qui lâche l’affaire aussi facilement. Je le sens juste derrière moi avec son visage botoxé pour paraître plus jeune, et je ne sais que faire pour échapper à son regard qui doit me lorgner les fesses. Je regrette presque d’avoir enfilé un jean !

Au bout de quelques minutes, la musique change de rythme et un DJ annonce que le cours est terminé et que tout le monde peut danser comme il l’entend. Leo se dirige vers moi et j’ai presque envie de l’embrasser tant il est mon sauveur.

— Tu viens, me dit-il tout simplement en me tendant la main.

J’acquiesce en répondant à son geste sans me retourner vers mon boss que j’entends souffler derrière mon dos. Je suis aux anges et je n’ai pas envie de penser à la sublime Cindy qui doit partager son lit.

Nous passons ensemble, main dans la main, devant les deux Anne et je jubile en voyant leur visage fermé. J’ai au moins réussi à claquer le bec à ces deux bécasses !

Pauvres échassiers ! Je n’ai toujours pas le temps de jouer les Greenpeace, car après quelques longues secondes, je me retrouve assise sur une petite banquette installée dans un recoin de la salle le plus assombri et à l’abri des regards. Mon cœur bat la chamade. Leo est terriblement beau, même s’il est plutôt terriblement un crétin que beau. Mais je n’en ai que faire, en cet instant. Leo va m’embrasser, j’en suis sûre…










3






Je suis un cas désespéré ! Samedi soir, j’ai bu plus que de raison avec Leo et il m’a embrassée. Ah ça, oui ! Il m’a embrassée avec passion et m’a complètement bouleversée ! Mais pas au point de me donner LA jambe pin-up. Il faut dire qu’avec une position semi-allongée sur la banquette, cela m’aurait été bien difficile… d’autant que je me trouvais prisonnière sous son corps bien ferme ! Cependant, il embrasse… Humm ! Rien que d’y resonger, cela me donne quelques papillons dans le ventre. Mais s’il embrasse bien, il m’a également pelotée. J’ai aimé ça même s’il a eu du mal à atteindre Ryan & Ryan. Ce soutien-gorge est un blindé de la Seconde Guerre mondiale ! Et lorsqu’il a voulu glisser sa main, enfin vous savez où, l’accès lui a été refusé tout simplement. Impossible d’engager le moindre combat entre ce slip-de-la-mort et mon jean qui me boudinait les chairs. Mais là où je me suis sentie le plus mal, c’est lorsque Cindy, sa sublime nana a débarqué au restaurant et nous a retrouvés enlacés effrontément sur la minuscule banquette. J’ai aussitôt compris que Leo m’avait menti quelques minutes plus tôt en m’affirmant que c’était fini entre eux. Je crois d’ailleurs que c’est à ce moment précis que j’ai vomi sur le pantalon de Leo. La caïpirinha, ce n’est définitivement pas pour moi ! Autant dire que la soirée s’est légèrement interrompue et que Leo m’a collée dans un Uber avant de repartir avec sa dulcinée.

À cause de mon état lamentable dans lequel je me suis mise toute seule, j’ai été malade durant deux jours complets et je n’ai pas pu me rendre à mon travail le lundi matin. Je suis passée chez ma mère qui était heureuse de me savoir encore vivante et, comme d’habitude, elle m’a soignée avec ses produits naturels comme elle le fait depuis ma naissance. J’ai passé toute la journée chez elle et je l’ai sentie heureuse de m’avoir à ses côtés bien que je ne sois pas en grande forme. Bien évidemment, j’ai évité de lui parler de Leo et de son échec dans le sauvetage de Ryan & Ryan ainsi que de mon addiction à la caïpirinha ce samedi soir. Elle se serait encore inquiétée et je déteste la savoir soucieuse même si je ne fais rien pour faire le contraire.

Je ne suis pas rentrée chez moi trop tard le soir, et j’ai retrouvé Clothilde à qui j’ai confié quelques-uns de mes déboires. Mais à aucun moment, je ne lui ai soufflé mot à elle aussi à propos d’un certain sauvetage…



Je me réveille ce matin, plus en forme que jamais. Ma mère a toujours su me remettre sur les rails rapidement. C’est mon super médecin personnel ! Je lui envoie un petit texto pour lui dire que je vais mieux et je sais que cela va égayer toute sa journée. Elle est si attentionnée et m’aime tant que je ne peux que l’aimer en retour, dixit la fille qui grognera en fin de journée après avoir reçu une vingtaine de textos de sa mère…

Je retrouve Clothilde qui chantonne dans notre kitchenette en nous préparant le petit-déjeuner.

— Tu as bien dormi ! dis-je en l’attrapant par-derrière et en me serrant autour de sa taille comme une petite fille accrochée à son jouet préféré.

En riant, elle se retourne pour me faire front et me serre à son tour dans ses bras bien que ses mains soient occupées par une tartine de pain frais à moitié beurré et un couteau dans le même état que la tartine. J’aime vraiment Clothilde comme la sœur que je n’ai jamais eue. Elle m’embrasse bruyamment sur la joue et je ris des chatouilles que cela m’occasionne. On se désenlace et je la laisse nous servir. Elle fait cela bien mieux que moi et surtout, plus rapidement.

— Comment va Charles ? dis-je en portant mon bol de lait chocolaté à mes lèvres.

— Il va très bien.

— Hmm… Que veut dire ce très bien ? demandé-je, en me pourléchant la lèvre supérieure envahie de lait.

— Eh bien…

Elle ne m’en dit pas plus, mais secoue son poignet devant mes yeux.

— Waouh ! Il est magnifique ! m’exclamé-je, en attrapant son poignet au vol pour contempler le somptueux bracelet que je présume en or. Et c’est pour quelle raison ?

— Aucun ! C’est juste comme ça, pour me faire plaisir.

— Juste comme ça ! Tu parles d’une chance ! Il est amoureux, oui !

— Je l’espère, car je l’aime beaucoup.

Heureuse pour mon amie d’enfance, je me lève et l’étreins affectueusement. Une légère inquiétude me traverse lorsque je songe qu’elle risque de me quitter prochainement pour se mettre en ménage. Mais je ne préfère pas gâcher cet instant en balançant ce sujet sur la table.

— Vas-y, fais-moi rêver ! Raconte-moi comment il te l’a offert, préféré-je lui demander.

— Eh bien, je l’ai vu en vitrine la semaine dernière et pourtant je ne lui ai rien dit. Et samedi soir, il m’a offert un livre et lorsque je l’ai ouvert, il y avait un trou dans les feuilles et une boîte rouge cachée au-dedans.

— Waouh ! Cet homme est mon héros ! Ne le quitte surtout pas sinon je prends une option dessus ! dis-je en éclatant de rire.

Ce qui donne un petit rire nerveux à Clothilde. On regarde l’heure qui a tourné et l’on abrège notre petit-déjeuner pour aller se préparer.

Une fois apprêtées, nous nous séparons pour la journée afin de nous rendre à nos bureaux respectifs.

Arrivée devant mon boulot, je nourris quelques appréhensions, surtout en passant devant le bureau d’Anne-Laure. Mais j’ai l’agréable surprise d’apprendre aussitôt qu’elle ne sera pas présente de la journée.

Je guette rapidement si mon boss se trouve dans les parages et je le vois au travers de la vitre qui sépare nos bureaux. Comme il fait dos à la porte d’entrée, je pénètre sans faire de bruit dans mon enclos d’infortune. J’allume mon PC et me connecte aussitôt à mon blog. Deux abonnés seulement. Ça craint ! Mais je referme rapidement mon site, car M. Bittoni a déjà raccroché et se dirige vers moi d’un pas rapide.

— Ah, ma petite Meredith ! Vous êtes là ! C’est bien ! dit-il en s’approchant de moi comme si j’étais la dinde de Noël et qu’il s’apprêtait à festoyer.

— Bonjour, Monsieur Bittoni ! dis-je en guise de réponse en tendant mon bras vers lui en espérant que cela va arrêter son pas.

Mais il s’empare de ma main et au lieu de la serrer comme il le fait habituellement, il la porte à ses lèvres qui, à cause d’un abus de Botox, ressemblent plus à une chambre à air dégonflée qu’à une bouche d’homme. De l’angle où je me trouve, j’ai la malchance de la voir s’écraser comme un mauvais ralenti sur ma main. Ce baiser est baveux et m’occasionne aussitôt un frisson de répugnance.

— Ah moi ! Je crois que je vais avoir besoin de désinfectant et d’une piqûre antirabique ! me dis-je en silence, avec ma bouche qui se contracte et mes narines qui doivent blanchir tant, que mon visage se ferme de dégoût.

Ce vieux est un chaud lapin et j’ai du mal à me dégager de son emprise. J’y arrive dès lors que Franck pénètre dans mon bureau et nous interrompt brusquement.

— Merci, Franck, dis-je en articulant juste des lèvres ces mots sans qu’aucun son sorte de ma bouche toujours pincée.

Mon collègue me regarde en souriant tout en m’envoyant discrètement un clin d’œil ! Notre boss s’étant détourné de moi, j’en profite pour prendre discrètement une lingette désinfectante et m’essuyer le dessus de ma main contaminée.

M. Bittoni est agacé par cet interlude et envoie balader Franck en lui disant de se débrouiller tout seul avec la machine à café. Je remercie une nouvelle fois Franck du regard, car je sais qu’il n’est venu jusqu’à moi que pour me sauver. Mais je n’aurais eu un répit que de quelques secondes, car mon boss me fait front de nouveau.

— Ouvrez l’e-mail que je vous ai envoyé ! me dit-il sans autre politesse.

Je m’exécute avec un frisson dans le dos en le voyant faire le tour de mon bureau pour se placer derrière moi.

N’y a-t-il personne pour lui faire entendre raison ? J’ai envie de hurler et de quitter sur un coup de tête mon poste, mais je sais aussi que je risque de le regretter. D’autant qu’en cet instant, je suis paralysée par la peur et que bouger ma main qui tient la souris est déjà un exploit. M. Bittoni, trouvant toutefois que je ne m’exécute pas assez rapidement pose sa main sur la mienne et s’attèle à faire bouger la souris, tout en émettant de drôles de bruits de gorge. Je sens que je vais vomir.

— Voilà ! Cliquez ici ! m’ordonne-t-il en le faisant lui-même puisqu’il a toujours sa grosse main velue posée sur la mienne.

Je déglutis en lisant l’e-mail. J’apprends qu’il prévoit de partir durant toute une semaine en Angleterre et que je dois lui préparer son voyage. Jusque-là, tout va bien ! Sept jours sans lui, c’est le paradis ! Mais la suite m’indispose. Il veut que, dès son retour, je me rende avec lui à un congrès à Nice, et ce, du lundi au vendredi. Je suis au bout de ma vie !

— Euh… Je ne peux pas m’absenter, Monsieur Bittoni.

— Pourquoi ? s’insurge-t-il en se redressant.

Dégagé de son poids bedonnant qui pesait sur le dos de ma chaise, je peux à nouveau respirer normalement.

— Euh… parce que mon père est malade, dis-je dans un gros mensonge puisque je n’ai pas eu la chance de le connaître.

Mais je sais que d’où il se trouve, il me pardonnera de mentir ainsi. Il en va de ma survie tout de même !

— Meredith, je suis navré pour vous, mais cela n’est pas négociable ! D’autant que c’est un déplacement qui aura lieu dans une dizaine de jours. D’ici là, votre père sera sans doute rétabli !

Et il s’en retourne dans son bureau fort énervé. Je ne sais si je dois me sentir soulagée de l’apprendre ou si je dois me faire du souci pour mon avenir dans cette société quand il découvrira que je n’ai pas de père. Peu importe ! Il se trouve assez éloigné de moi pour que je puisse reprendre une vie à peu près normale.



Depuis que M. Bittoni a demandé à Franck de me laisser tranquille, je n’ai vu personne de la journée. Cet homme est un mufle et terrorise tout le monde. Même mon repas, j’ai dû le prendre seule, car ils étaient déjà tous partis déjeuner à l’extérieur. Comme mon boss avait un déjeuner d’affaires, j’ai pu prendre le mien dans la petite cuisine du bureau. Mais je dois dire que la salade de la veille n’était pas une merveille. Finalement, après avoir trié ce qui me plaisait de ce que je trouvais suspect dans cette salade, je me rends compte en me saisissant de la barquette pour la jeter, que la date mentionnée dessus était celle de vendredi dernier et que nous sommes déjà mardi. Je sens déjà qu’il va falloir que je me rende rapidement aux toilettes pour aller vomir. Quelques minutes plus tard, en ressortant de ces lieux peu intimes, car les w.c. ici sont mixtes, je me dis en me rinçant la bouche qu’il va vraiment falloir que je m’organise un peu plus si je ne veux pas m’empoisonner toute seule. C’est alors que je regarde l’écran de mon mobile. Dix messages de ma mère depuis ce matin ! Elle veut ma mort, elle aussi…








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Message de l’auteur : Je n’ai pas la prétention d’avoir le fin talent de la très célèbre Jane Austen, mais il me tenait à cœur de vous raconter cette histoire poussée par mon admiration pour les écrits et par la vie de cette grande romancière anglaise. Au fil des pages, vous serez certainement saisie par les émotions en parcourant les premières années de sa vie et de celles de son écriture. Cependant, attendez-vous à être surpris par la mystérieuse romance qui s’est animée sous le sceau de ma plume. Il se pourrait même que vous ne vous en remettiez jamais ! Et si d’aventure, vous souhaitiez poursuivre cette lecture, il vous faudrait le faire sans soulever le moindre sourcil. Alors, peut-être qu'il vous sera dévoilé l’un des mystérieux secrets de Jane Austen : pourquoi ne fut-elle fiancée qu’une seule nuit à Harris Bigg-Wither ? Et seule cette histoire saurait vous le dire…



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Saint Mary’s Bay
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1894 — Retirées aux bras de leur mère dès leur plus jeune âge pour être enfermées au pensionnat Saint George à Londres par un père à l’infidélité aussi grande que l’était sa beauté, Rebecca et Sarah Wheeler n’eurent plus qu’à compter l’une sur l’autre au fil des ans. Puis, un accident familial les plongea plus encore dans leur tristesse tandis que leur père quittait l’Angleterre pour l’Australie sans un regard pour elles. Débarrassé ainsi de ses filles et de Victoria Hall, la demeure ancestrale de sa défunte épouse, Lord Wheeler n’avait plus qu’à profiter seul de son immense fortune. Mais de nouveaux drames changèrent la donne et, alors que la Grande Guerre se propageait plus encore dans le Monde, Rebecca et Sarah ressortirent du pensionnat pour se rendre en Australie, chercher leur héritage. Plus belles et plus vaillantes que jamais, elles étaient si proches de leur rêve qu’elles n’avaient plus qu’à l’empoigner. Mais sur cette nouvelle terre sauvage, une surprise de taille les attendait : un demi-frère et une nouvelle mère, mais également aussi l’amour et la mort si elles n’y prenaient pas garde…



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— Volume 2 —


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1917 — Si leur voyage en Australie n’avait pas trouvé écho à leur rêve, leur venue à Saint Mary’s Bay avait au moins offert à Rebecca et Sarah une merveilleuse famille. Sarah paraissait se remettre peu à peu de la mauvaise nouvelle du front qui lui était parvenue et pour laquelle elle avait attenté à sa vie. Si cela semblait être son cas, celui de Rebecca en était tout autre. La jeune femme n’arrivait pas à oublier Charles Macquarie, le bel Australien qu’elle avait quitté sur le quai de Darwin. Le destin les avait frappées, chacune d’elles à sa façon, et l’espoir leur semblait aujourd’hui tout juste permis. Peut-être qu’un retour à Victoria Hall, la demeure de leurs ancêtres, leur permettrait de retrouver cette part de bonheur qu’elles aspiraient tant à avoir toutes les deux…





La fille qui rêve d’avoir la jambe pin-up !


Résumé


2018 — Jeune femme de 25 ans, Meredith n’arrive pas à trouver son équilibre dans sa vie amoureuse depuis qu’elle a vu, à l’âge de 10 ans, Anne Hathaway avoir la jambe pin-up. Elle rêve de ressentir un jour cet effet dans les bras d’un homme. Encore faudrait-il qu’elle puisse en garder un dans sa vie plus d’une semaine ! Alors entre son ex-copain, Leo et ses deux voisins qu’elle reluque sans vergogne tant ils sont beaux ainsi que son futur petit ami qu’elle n’a pas encore trouvé, sa vie est quelque peu alambiquée. Qui plus est, bien qu’armée d’un BTS marketing, elle travaille comme simple assistante personnelle pour M. Bittoni. Aussi, est-elle passée maître depuis, dans la façon d’esquiver ses mains baladeuses… Et pour couronner le tout, sa colocataire et amie d’enfance, la belle Clothilde, l’agace effroyablement tant sa vie est parfaite ! Cependant, le coup de grâce lui est porté par le retour soudain de Cédric dans sa vie, un ami de Fac avec qui elle s’entend comme chien et chat, et qui enchaîne les conquêtes à la pelle. Surtout lorsque celui-ci décide de l’embrasser sans qu’elle s’y attende. Et pour ne rien arranger, sa mère, inquiète par les sautes d’humeur de sa fille, lui envoie une dizaine de textos par jour, que Meredith s’oblige à ignorer. De quoi être au bout de sa vie !




À propos de l’auteur



Lhattie Haniel est une romancière française. Son genre de prédilection est la romance historique à l’anglo-saxonne, avec une petite incursion dans la romance contemporaine et aujourd’hui, dans la comédie romantique et même la chick-lit ! 


Bercée dans son enfance par les récits de la Comtesse de Ségur de la Bibliothèque Rose, — elle a lu plus de cent fois Les Malheurs de Sophie, Les Petites filles modèles ainsi que Les Caprices de Gisèle —, elle s’évade ensuite avec Victor Hugo. Sa passion de la lecture la pousse alors vers les Lettres de Madame de Sévigné et bien d’autres grands classiques français. Pourtant, parmi les personnages les plus chers à son cœur, ce sont ceux d’un roman américain, Les Quatre Filles du docteur March de Louisa May Alcott.

À quarante ans et des poussières d’étoiles dans les yeux, elle laisse enfin sa fantaisie et son imagination s’exprimer. Celles-ci la transportent vers le monde de Jane Austen. Sa première romance, Lady Rose & Miss Darcy, deux cœurs à prendre, se passe en effet dans l’univers étendu d’Orgueil et Préjugés. À partir de là, Lhattie Haniel ne reposera plus jamais sa plume. Viennent ensuite six autres romances historiques, ainsi qu’une romance contemporaine, 20 Secondes de Courage.

En 2016, la romancière est lauréate lors du speed-dating organisé par Amazon France au salon Livre Paris avec l’un de ses ouvrages, Un Accord Incongru ! vendu à ce jour à plus de 6.500 exemplaires.


Puisque chacune de ses romances est attendue avec impatience par ses lecteurs, Lhattie Haniel a déjà repris sa plume. Elle met actuellement la touche finale à sa prochaine romance, Lord Bettany, dans laquelle pour la première fois, elle aborde l’histoire d’un veuf et de son enfant…

En 2018, Lhattie Haniel crée deux belles collections de cahiers de notes « Sweet » et « Regency » aux allures d’antan.